Le terme géothermie vient du grec : « géo » qui contient le radical « gê » (la terre) et « thermie » qui vient de « thermos » (chaud). C'est l'art de capter l'énergie dans la terre. Les dernières traces de l'utilisation de la géothermie par l’homme datent de 20 000 ans avant notre ère. Les sources d'eau chaude ont continué à être exploitées pendant le Moyen-âge. Il faudra attendre le début du XXe siècle pour maîtriser la production d'électricité par géothermie.
C'est en 1912 que le principe d'échange thermique à travers un tuyau enterré a été breveté. La première installation géothermique a été réalisée en 1945 au États-Unis.
En France, le chauffage par géothermie voit le jour dans les années 60. Actuellement, la géothermie occupe la 3ème place des énergies renouvelables en France après la biomasse et l'hydraulique.
Les autres solutions géothermiques
Les grandes lignes de la géothermie
- La géothermie de profondeur : en moyenne, la température augmente de 2 à 3°C tous les 100m de profondeur due en grande partie à la radioactivité naturelle des roches qui dégagent des quantités importantes d'énergies.
- La géothermie de surface : les calories proviennent de la terre chauffée par le soleil, l'air, le vent, et l'eau de pluie.
- La géothermie sur nappe phréatique : un échangeur de chaleur permet de récupérer les calories des nappes d’eau souterraines.
Dans le cas d'une utilisation sur une maison d'habitation, la géothermie de surface est souvent préférée car le circuit est enterré à moins d'un mètre de profondeur ce qui évite de lourds travaux de forage. Selon l’appareil choisi, il sera également possible de rafraîchir et climatiser le bâtiment en inversant le système (pompe à chaleur réversible).
Afin de capter les calories, l’installation géothermique comporte trois éléments majeurs:
- Des capteurs extérieurs,
- Une pompe à chaleur
- Un circuit de chauffage à l’intérieur de l’habitation
Les performances de la géothermie
- température <30°C : chauffage et rafraîchissement d'un bâtiment
- 30°C < température < 150°C : chauffage urbain, site thermal, balnéothérapie
- 180°C < température < 350°C : production d'électricité




